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Caraïbe Insulaire |
Dictionnaire
Culturel
Caraïbes
HISTOIRE LITTÉRATURE, ARTS
PLASTIQUES, MUSIQUE ET TRADITIONS POPULAIRES
J.P. Duviols et Pedro Urena-Rib
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Par le biais de cet ouvrage, nous
souhaitons vous faire partager le fruit de nombreuses
années de réflexion sur un enseignement de langues dans
la Caraïbe où les "langues maternelles" des différents
groupes linguistiques sont enseignées chez les voisins
en tant que langues étrangères.
Mais il se trouve, qu'en dépit des avancées
technologiques et didactiques, les langues enseignées
continuent de véhiculer des traces de certains
néocolonialismes et ne stimulent nullement les empathies
entre les peuples de nos propres pays caribéens
linguistiquement "différents".
Dans l'enseignement, sauf des cas très exceptionnels,
les cultures véhiculées par cet enseignement sont les
cultures de pays qui ont colonisé la région (Espagne,
France, Angleterre principalement). Leur présence est
prédominante pour ne pas dire exclusive et excluante.
Les programmes officiels pour l'enseignement de
l'anglais, du français et de l'espagnol, en tant que
langues étrangères, n'incluent presque jamais des
données culturelles des autres pas caribéens mais
présentent amplement les cultures des anciens
colonisateurs: la plaza de toros et la Paella, London
bridge et la reine d'Angleterre, la tour Eiffel et la
baguette, les fromages qui puent....
Et ne parlons pas des normes linguistiques: ni cubains,
ni portoricains ni dominicains nous ne parlons pas comme
on parle à Castille!!!
Nous ne sommes absolument pas contre l'enseignement des
cultures et littératures européennes qui font partie de
notre patrimoine culturel mais pour l'inclusion de nos
cultures et de nos auteurs, nos penseurs et nos
artistes, dans cette activité formatrice et qui devrait
contribuer à affirmer notre cohésion en tant que région
qui se constitue et qui devra avoir un futur commun
beaucoup plus cohérent.
C'est donc dans cette perspective que nous avons, avec
Jean Paul DUVIOLS, Professeur émérite de la Sorbonne,
Paris IV, auteur de nombreux ouvrages didactiques pour
l'enseignement de l'espagnol en France, entrepris la
tâche de recueillir des informations sur la culture des
différents pays caribéens, culture du quotidien et
culture "Culte", pour les offrir aux enseignants et
apprenants de langues et cultures de France et la
Caraïbe francophone et à un public général caribéen,
dans le but de créer des synergies et empathies dans la
région et d'enrichir les options d'enseignement de
langues et cultures de la région dans la région,
diffuser nos écrivains et nos prix Nobels, notre
gastronomie si proche et si variée, nos artistes, nos
intellectuels...
Evidemment, cet ouvrage est publié en français. Il
faudrait réunir des efforts importants pour réussir sa
traduction en espagnol et en anglais. Mes amitiés
caribéennes!
Je vous prie de voir ci-dessous la description de
l'ouvrage et le texte de présentation de l'auteur
haïtien René Depestre
Pedro Ureña Rib
MCF Université des Antilles et de la Guyane,
IES de la Guyane
15 lot Les Amaryllis, 97354 Rémire-Montjoly, Guyane
française
Tél. (594) 594 38 42 56 (594)694 20 32 33
Skype: oso973
Prur2@wanadoo.fr / http://www.latinartmuseum.com
AVANT-PROPOS
Ce dictionnaire est destiné aux étudiants et aussi à un
public plus large, à tous ceux qui veulent se
familiariser avec la richesse culturelle des Caraïbes.
Il ne s'agit pas de rivaliser avec les encyclopédies,
les livres d'histoire ou de littérature, ni avec les
guides touristiques, mais de proposer une approche
essentielle d'un monde qui reste méconnu.
Les auteurs sont conscients qu'une telle entreprise
comporte des choix qui supposent des lacunes, des oublis
volontaires ou involontaires et que certaines rubriques
mériteraient de plus longs développements.
En effet, rédigé dans le même esprit que les précédents
dictionnaires (Espagne, Amérique latine, France), ce
répertoire est une initiation qui ne saurait approfondir
chaque sujet comme il le mérite, mais il a la prétention
d'ouvrir des perspectives et de réunir pour la première
fois des cultures qui ont déjà une longue histoire
commune.
Les États-membres de la Caraïbe sont :
Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize,
la Colombie, le Costa Rica, Cuba, la Dominique, la
Grenade, le Guatemala, la Guyana, Haïti, le Honduras, la
Jamaïque, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, la
République dominicaine, Sainte-Lucie, Saint-Christophe
et Nevis, Saint- Vincent et les Grenadines, le Salvador,
le Surinam, Trinité et Tobago, le Venezuela.
Les membres associés : Aruba, la France (au titre de la
Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique), les
Antilles néerlandaises et les îles Turques et Caïques.
Nous avons ajouté à cette liste l'île de Porto Rico qui
se trouve dans l'aire caraïbe. Pour ce qui concerne le
Mexique, la Colombie et le Venezuela, déjà traités pour
l'essentiel dans le dictionnaire Amérique latine, nous
avons considéré ces pays seulement en fonction de leur «
façade » caraïbe. Nous renvoyons à ce même dictionnaire
pour certaines entrées.
Voir texte de présentation de René Depestre écrivain
haïtien
UN ARC ET SES FLÈCHES
« Le bassin caraïbe - qu'une vision manichéenne présente
comme des terres en flammes entourées d'une mer en
ébullition - est en train de vivre une nouvelle étape de
son aventure historique. Pouvant devenir ce qu'il est,
l'archipel, dans son ensemble, a aujourd'hui quelque
chose en propre à exprimer, et il le fait avec vigueur
dans tous les domaines de la pensée et de l'action. Les
données historiques, écologiques, sociales, ludiques,
politiques, religieuses, prennent souvent des dimensions
épiques dans la vie comme dans les cultures de la
région.
Quant au complexe littéraire et artistique de la
Caraïbe, il traduit une sensibilité dionysiaque, solaire
et onirique à la fois, qui rassemble sur le même
registre le réalisme picaresque et le surréalisme
populaire. Entre l'être humain et le milieu naturel
caribéen s'ouvre un golfe éblouissant : l'élémentaire
joie de vivre (malgré d'atroces malheurs sociaux) côtoie
la jouissance quasi érotique que procure l'équilibre des
sons, des couleurs et des formes. À cet égard, sans
sous-estimer le rôle de la littérature et des arts
plastiques, la musique occupe aux Caraïbes le premier
rang de l'appréhension esthétique des expériences
vécues.
L'arc de la Caraïbe finira donc un jour par briser le
dernier côté du triangle où le commerce colonial enferma
son destin, afin de décocher dans toutes les directions
de la solidarité des flèches musicales, plastiques,
romanesques et poétiques. Ce jour-là, le monde recevra
la nouvelle que les maladies de l'histoire et de la
géographie peuvent être changées en suprême santé du
réel et de l'imaginaire des sociétés. »
René Depestre
Dictionnaire culturel Caraïbes,
Jean-Paul Duviols, P. Urena-Rib ...
Auteur, Jean-Paul Duviols, P. Urena-Rib. Editeur,
Ellipses. Date de parution, décembre 2008. Collection,
Dictionnaire. ISBN, 272983804X ...
livre.fnac.com/a2449298/Jean-Paul-Duviols
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Caraïbe Insulaire
MARIANNE TOLENTINO
l'Association Dominicaine des Critiques
d'Art
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Le critique cubain et historien d'art, Gerardo Mosquera, dit
que dans les Caraïbes " il existe une présence imbriquée,
reportée sur l'art, de la pensée magico-mythologique et de la
conscience moderne, la réalité ne se sépare pas de
l'imaginaire, l'habitude du mythe vivant n'empêche pas la
recherche contemporaine de l'art. La dualité est parfaitement
compatible ".
Cette immense richesse irradie toutes les époques :
précolombienne, coloniale, moderne et contemporaine, et il
faut se souvenir que la modernité n'a pas surgi au même moment
dans les divers pays et îles des Caraïbes, débutant à Cuba
dans les années 20, commençant à arriver dans les années 60
pour certaines îles anglophones.
Les premières manifestations d'art national, en ce qui
concerne modèles et lieux, transportaient la réalité
extérieure avec une tendance typique et coutumière (qui
continue à exister, surtout dans les très petites îles et
parmi les artistes qui ont voyagé hors de la région ).
C'étaient des oeuvres purement descriptives,
dépourvues de connotations, métaphores et symboles. Un
néo-réalisme européanisant atteignait un degré de
fétichisation artistique souvent détaché des ethnies et
cultures locales. Même dans les revendications des chefs
locaux, des opposants, des héros et des martyrs de la liberté,
on ne trouvait pas de traits proprement antillais.
Une deuxième étape améliora considérablement
la situation de la créativité. La rupture consciente et
nécessaire avec le traditionalisme et l'académisme " obligé "
se produit.
Les croyances et légendes populaires se
reportent sur la plastique ; la sensibilité sensuelle et
émotionnelle des noirs et mulâtres joue un rôle déterminant;
le paysage se dote d'une âme et d'elfes ; un syncrétisme
délibéré allie différentes croyances religieuses et reconnaît
même l'intervention magique.
L'artiste caribéen commença alors à
pénétrer dans des zones cachées, à confondre la matière et
l'esprit (titre et contenu d'une période remarquable du
peintre dominicain, Fernando Peña Defillo ). Or, à l'époque
contemporaine, soit approximativement pendant les trois
dernières décades, l'intériorisation s'accentue, mélangée avec
des préoccupations révélatrices de la fin du siècle,alliant
les vieux et les nouveaux mythes (selon la classification de
Gillo Dorfles).
Les variations et fantaisies s'intensifient,
et nous pouvons y trouver depuis la re-interprétation de
traditions rurales et orales jusqu'à la démystification
d'institutions et de rites de la bourgeoisie Les croyances,
les rites, les objets de culte disparaissent, s'élaborent,
réapparaissent, comme un moyen de retourner à ses origines et
racines, laissant toute liberté pour que jaillisse, confondu
avec le langage créateur, un monde propre et visionnaire.
Apparaissent, dans des tableaux, des dessins et sans oublier
les spectacles, des divinités et des personnages fabuleux,
dont les interventions sont axées sur la Vie et la Mort (très
présente comme envers de la vie, comme inconnue et moyen
d'exorciser la peur devant un inexorable mystère et final).
Ces phénomènes animiques, se métaphorisent en
formes, couleurs, matière, avec une véhémence
néo-expressionniste. Le métissage est peut-être plus important
qu'en toute autre région du monde; nègres, blancs et mulâtres
mélanges infinis de provenances africaines et européennes, Ce
" melting pot ", humain et culturel, s'est installé
normalement dans l'art et a eu des répercutions sur les
styles.
L'organicisme et la construction alternent, se
superposent et fusionnent, le baroque déchaîné et
l'organisation spatiale, la rusticité élémentaire et une
élaboration sophistiquée, dans les toiles
MARIANNE TOLENTINO
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La Caraïbe n'a plus à démontrer qu'elle est une des régions
les plus dynamiques du globe sur le plan de la culture. Eu
égard à la spécificité du contexte historique et à la jeunesse
de ces petits pays, presque tous sous tutelle économique et
politique, on ne peut que s'incliner devant la qualité de
certaines de leurs productions.
Elles sont remarquables clans des domaines aussi variés que
la musique, la danse, le théâtre ou la littérature. Les arts
plastiques n'étant pas en reste, bien que leur poussée soit
relativement plus récente. Le défi à relever peut aussi se
mesurer en termes de temps, car íl faut bien faire le constat
que ces territoires neufs doivent soutenir la comparaison avec
des nations qui ont des millénaires d'histoire et de
traditions culturelles.
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SENSUALITÉ
ABSTRACT
Danilo
de Los Santos
IMAGENES
MARIANNE
TOLENTINO
LA CULTURE DU CARAIBE
JOHNNY BONELLY
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